bauhaus lab marseille
« Water drops, we run »


Vernissage le 10 septembre à 18h30, Salle Maintenant, Friche de la Belle de Mai.
Exposition du 11 septembre au 26 septembre / Du mardi au dimanche de 15h à 19h.
Le bauhaus lab est un réseau international de laboratoires interdisciplinaires réfléchissant à de nouvelles stratégies artistiques et de nouveaux modes de coopérations entre pratiques artistiques. Il célèbre le 90eme anniversaire de la naissance du Bauhaus et s’inspire librement du voyage à Marseille réalisé par László Moholy-Nagy et de son film expérimental “Marseille Vieux-Port” réalisé en 1929.
La salle Maintenant de la Friche de la Belle de Mai à Marseille, aménagée par l’agence d’architecture Le Cabinet (Amélie Cazalis de Fondouce, Manon Gaillet et Sylvain Berard) accueille une résidence de création pluridisciplinaire. C’est le jeune artiste et commissaire allemand Konstantin Bayer, de la Galerie Eigenheim (Weimar), qui assure le commissariat de la résidence et de l’exposition.
Artistes invités :
Enrico Freitag (Allemagne), Kai-Oi Jay Yung (UK), Hansjörg Köfler (Suisse) Irene Pätzug (Allemagne) et les artistes français Wilson Trouvé, Emmanuelle Gibello, Javiera Tejerina-Risso & François-Alexis Degrenier.
Conférences:
- le dimanche 23 août à 14h - Nicolas Mémain, artiste promeneur.
- le mercredi 26 août à 15h - Jean Lucien Bonillo, architecte et enseignant à l’ENSA Marseille.
- le vendredi 28 août à 17h30 - Anja Brietzke, historienne d’art, Ikono TV à Berlin.
- Samedi 12 septembre
Rose Lowder – cinéaste expérimentale, suivi d’une projection
à 15h00 – à La Cartonnerie (Friche)
En collaboration avec Art-o-Rama
ENTRE FORME ET SENS
Le bauhaus et le cinéma expérimental
L’étude d’un certain nombre d’aspects fondamentaux de l’activité artistique du Bauhaus montre que, non seulement ceux-ci sont pertinents pour les pratiques d’aujourd’hui, quel que soit le moyen d’expression, mais aussi qu’ils se trouvent, depuis un moment, de diverses manières dans les films expérimentaux. L’œuvre dans sa relation au présent, son lien avec des pratiques antérieures, sa conception par rapport à la technique, sa forme et sa fonction pratique s’unissent dans un ensemble où une technologie esthétique s’intègre à une beauté fonctionnelle. Rose Lowder
Projections des films : In der Nacht de Walter RUTTMANN, Free radicals de Len LYE, Stadt in Flammen de SCHMELZDAHIN, Time Piece de David LEISTER & les films Voiliers et coquelicots, Quiproquo, Rue des teinturiers de Rose Lowder.
Les formateurs de l’association émaho avec la participation des artistes proposent des ateliers de pratique artistique aux enfants de la Maison pour Tous Kléber, le 25 et 27 août à la Salle Maintenant de la Friche.
Ce centre culturel itinérant sera ensuite déplacé à Weimar en Octobre 2009.
Les artistes invités
Wilson Trouvé (FR)
Le projet intitulé “The liquid architecture project” fait suite à une précédente version réalisée en 2006 avec des côton-tiges assemblés à la colle thermofusible transparente.
Cette nouvelle version plus ambitieuse et volumineuse dans son déploiement dans l’espace réaffirme la volonté de l’artiste d’articuler deux aspects de sa pratique sculptur¬ale; l’un concerne le minimalisme et la géométrie des formes, l’autre donne force et présence à la générosité du geste et à sa trace organique et picturale.
“The liquid architecture project” est un ensemble de sculptures qui introduit des rap¬ports d’opacité et de transparence, de plein et de vide, d’équilibre et d’instabilité, et qui fait écho aux recherches menées par le Bauhaus et plus particulièrement par Mo¬holy-Nagy.
Kai-Oi Jay Yung (UK)
La création Tarot de Marseille verra Yung se mettre dans le rôle d’une sorte de voyant schizophrène combinant Madame de Sevigné, Gropious et l'oracle français Alliette afin de proposer une nouvelle lecture des multiples facettes de Marseille à travers les codes du tarot.
Elle adoptera le rôle d’un “devin-interprète” dans une démarche interactive et performative. Utilisant des pictogrammes, un jeu de Tarots de Marseille ou encore une baguette de sorcier, elle souhaite reconstituer la topographie physique de Marseille et la réinterpréter.
Emmanuelle Gibello (FR)
Écouter, enregistrer, observer, transformer, réécrire est l'ossature constante du plan de travail d’Emmanuelle Gibello. « Lorsque je voyage, j'ai coutume d'enregistrer mes déplacements, soit en prise de son à l'aide d'enregistreurs numériques ainsi que différents types de micro, ces sons laissent des traces, des souvenirs contextuels précis soit à l'aide de micro-contacts, ce qui me permet de rentrer dans la matière. »
Pour le projet de résidence Bauhaus Lab Marseille, elle se propose d'aller sur les traces de Moholy-Nagy, d’enregistrer les nouveaux sons des lieux et paysages qui l'ont habité. Puis, confronter ces enregistrements avec les sons qu’elle imaginerait avoir été ceux qu'il aurait côtoyé. La collection de sons obtenus par ces deux procédés seront retraités, accordés, composés. Enfin, l'ensemble de cette sonothèque composée de sons naturels et de leurs « ombres » sera réécris lors d'une performance afin de les faire communiquer ensemble, de donner à entendre la ville de Marseille actuelle dans toutes ses différences, tous ses contrastes et tous ses semblables.
MIRZLEKID (Hansjörg Köfler) (CH)
Le concept de création de l’artiste Mirzlekid consiste à transposer l’architecture bauhaussienne en oeuvres performatives, de l’étendre au-delà des constructions strictement architecturales en questionnant et en utilisant son corps, ses vêtements ainsi que differents matériaux.
Les notions de dehors et de dedans, de contenant et de contenu lui sont chères, mêlant des questions sculpturales à ses creations performatives. Il envisage l’intégration du corps humain à l’architecture et vice-versa comme l’une des questions fondamentales de l’art.
A la manière de l’École du Bauhaus, réutilisant les objets du quotidien, les détournant et leur offrant un design particulier, Mirzlekid souhaite intégrer son propre corps à l’esthétique de la structure architecturale du bauhaus lab Marseille.
A.D.eXsitYouSick (François Alexis Degrenier) (FR)
Sonoriser un lieu, donner du temps à l’espace: l’idée nous est donné à entendre ici ou là comme un nouveau terrain d’exploration du quotidien. Mes récents travaux sur la matière et le Lieu m’ont permis d’aborder le thème par ses avatars et ses fractions.
Le terrain devient réflexion entre écho et transfiguration, chaque coin se travaille à la loupe et les éléments au marteau.
Il s’agit bien là de matière et de durée, de bois, de métal, de pierre dans leurs transformations et leurs agencements.
La musique et l’architecture ont cette histoire en commun, cette évolution corrélée, une vaste série de mouvements et de réflexions sur les tracés l’écriture de possibles au sens ou déjà Igor Stravinsky et Edgar Varèse le symbolisaient dans leurs études de la nouvelle écriture. J’aborde par ces exemples globaux, l’élan d’un chemin aux accès délimités par le seul esprit de créativité.
Lorsque l’on me propose d’entrer en résonance avec l’architecture dudit Bauhaus, c’est tout naturellement que j’y sens l’opportunité de tisser entre les lignes et courbes d’une construction une matière elle-même absorbée par ce Tout, ce Vide et ces angles de fuite.
Irene Pätzug (DE)
L’ensemble de la démarche artistique d’Irene Pätzug questionne l’exploration des espaces, la pénétration des volumes, leurs rapports d’ouverture et/ou de fermeture. Dans le cadre de bauhaus lab marseille, elle souhaite réfléchir sur la question d’unité d‘habitation, en référence a l’une des idées principales du Bauhaus : Wohneinheit. Etant née et ayant grandi à Dresde, Irene a toujours été confrontée aux immeubles de dalles de préfabriqués de RDA. S’inspirant des plans d’une « WBS 70 » –unité d‘habitation typique de l’Ex-RDA créée sur les bases des idées du Bauhaus – elle souhaite reconstruire un espace architectural au sein même de la structure bauhaus lab questionnant les notions de contenant/contenu, ainsi que les modèles architecturaux, leur structure, leur rapport au corps, leur validité et leurs limites. Point de départ à une discussion sur les idées de Bauhaus ainsi que sur les questions des problèmes de logement dans les grandes villes modernes.
Parralèlement, Irene propose d’articuler ses recherches sur l’espace avec un travail de performance et d’intervention dans l’espace urbain qu’elle souhaite explorer à bord de son Stehaufmännchen (Poussah). De ce travail résultera une documentation polaroïd et vidéo.
Javiera Tejerina-Risso (FR)
Javiera Tejerina travaille sur l’identité et la notion du « chez soi ». Dans le cadre du bauhaus lab marseille elle veut appliquer certaines des idées du Bauhaus – notamment celle où l’architecture défini le comportement de l’homme moderne – dans une installation multimédia afin de mettre en espace les différentes géométries de la ville.
« Exilée volontaire, en quête d’identité et de repères, j’ai peu à peu apprivoisé cette ville qui m’a accueillie en y posant mes marques, me dessinant un petit périmètre de vie afin de trouver enfin un “chez moi”.
Si je traverse la ville du Nord au Sud ou de l’Est à l’Ouest je peux retrouver la plupart des nationalités et d’origines. On pourrait y faire la cartographie de l’immigration à Marseille en un clin d’œil.
J’irai me balader en ville, munie de ma petite caméra pour demander aux passants quels sont leurs rapports à Marseille, s’ils se sentent marseillais. Quel est leur périmètre de vie, quel est leur endroit préféré ? Quels sont les facteurs qui leur font se sentir chez eux… Si le chez soi existe. »
Enrico Freitag (DE)
Enrico Freitag va proposer une installation interactive, qui se concentre sur les grandes idées de la communication. Il a montré un travail similaire, il y a un an dans le cadre d'un événement dans l'espace public. Il va développer ce sujet, et va non seulement le fixer dans un nouvel environnement, mais il va travailler sur les limites de la langue dans une situation multiculturelle.
Lors du bauhaus lab marseille, différentes personnes du monde entier vont travailler ensemble pour une exposition de groupe. Pour nous comprendre les uns les autres, nous allons parler dans une langue. Mais aussi, sans parler, il y aura communication non-verbale, avec des signes, avec des codes. Peut-être nous nous reconnaîtrons même pas, mais nous communiquons.
Le matériel utilisé lors de ce scénario low-tech sera des vieux ordinateurs, de l'éclairage, des haut-parleurs, microphones, de capteurs et de beaucoup de câbles.Toutes choses qui se sont/vont s'adressé(r) à la perception humaine dans le passé et l'avenir.

bauhaus lab marseille
Exposition des lauréats du concours d’architecture
Vernissage 25 juin à 19h25 juin – 17 juillet 2009 à la Maison de l'Architecture PACA à Marseille
Le bauhaus lab marseille est un objet architectural, une résidence d’artistes faite sur mesure, un lieu d’exposition modulaire qui prendra forme entre août et septembre 2009 à la Salle « Maintenant » de la Friche de la Belle de Mai.
Soixante équipes de jeunes architectes venus de toute l'Europe ont proposé leurs projets au jury présidé par les architectes Matthieu Poitevin et Remy Marciano.
Les sept projets finalistes dont le lauréat « Les coffres à jouer », réalisé par l’agence marseillaise Le Cabinet, verront leur travail mis en lumière lors de l'exposition Bauhaus Lab 09.
Stimulés par les contraintes matérielles restrictives, ils proposent des solutions constructives originales et ludiques que vous pourrez découvrir à partir du 25 juin à la Maison de l'Architecture et de la Ville PACA à Marseille.
MAV PACA – 12 Boulevard Théodore Thurner, 13006 Marseille – Entrée libre / Lundi – Vendredi : 9h-13h et 14h-18h